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mardi, 26 novembre 2013

13 ans

Il y a 13 ans, alors que je n’étais encore qu’une gamine, et que Popi n’étais pas encore un homme, nous sommes devenus parents; propulsés dans un monde qui nous était complètement étranger, un monde où un petit être fragile dépend de nous, sa vie entière suspendue aux nôtres. Il y a 13 ans, alors que nous étions encore à vivre au jour le jour, à profiter de la vie sans penser à ce que sera demain, ni aux conséquences de nos actes, il y a 13 ans nous avons grandit d’un seul coup.

Cette nuit du 26 novembre 2000 a changé nos vies.

Nous avons découvert les responsabilités, l’inquiétude, l’angoisse de ce que sera demain. Nous avons découvert le monde des adultes. Mais surtout, nous avons découvert l’Amour.

Ce tout petit être, posé sur mon ventre, si fragile, si frêle, ce tout petit bout de bonne femme devenait notre raison de vivre.

Cette nuit là, alors que nous étions des enfants, nous sommes devenus parents.

Cette nuit là, alors que nous étions un jeune couple fragile, nous sommes devenus des parents solides.

Cette nuit-là, dans la tempête qui faisait rage dehors, nous avons découvert la vie.

C’est pour toi Eloa que nous nous sommes battus. Nous nous sommes battus envers les préjugés qui ne nous donnaient aucune chance. Nous nous sommes battus contre nous-même pour te donner une famille solide. Nous nous sommes battus pour te construire une belle vie, une vie à 3, puis à 4, puis à 5, et bientôt à 6.

Nous ne nous sommes pas battus seuls, et certains amis sont restés auprès de nous quand d’autres nous laissaient tomber, jugeant nos choix. Nous avons pu compter sur notre famille. Tes grands-parents se sont investis, nous donnant l’opportunité de redevenir parfois des jeunes de notre âges, pour pouvoir mieux assumer ensuite. 

13 ans après, tu es devenue une jeune-fille agréable et intelligente, une grande-soeur attentionnée, et toujours tu resteras celle qui a fait de nous ce que nous sommes : des parents, une famille.

Je t’aime, mon Eloa.

J’édite avec une photo du gouter, 13 ans plus tard…

mercredi, 12 septembre 2012

Mon petit nuage, suite et fin...

Nous sommes dont le soir, je viens de me faire opérer. Je suis à moitié dans le coltard, mes souvenirs sont là, mais quelques peu emmêlés, je ne garantis pas la chronologie.

La gynéco est passée me voir, m’annonçant que c’était bien une grossesse extra-utérine qui avait rompu, que par conséquent ils ont enlevé la trompe. C’était la deuxième GEU du même coté. Ca n’arrivera plus. J’avais fait une hémorragie, ils ont aspiré environ un demi litre de sang. Par conséquent on va me passer du fer en perf pour aider à régénérer tout ça.

Oui mais alors dans mon utérus, on voyait bien quelque chose ? Une poche de sang, ni plus ni moins.

Ok

Claire est là, à mes cotés, je me sens un peu nauséeuse. C’est l’effet de l’anesthésie. J’ai envie de vomir ! Je l’envoie me chercher un haricot. La pauvre, elle doit remonter tout le couloir, je suis dans la dernière chambre ! Je me retiens,  je m’assois, ça me fait mal au ventre. Personne n’a rebranché le lit, je suis bien obligée de forcer. Et elle arrive en courant et en me disant de ne pas m’assoir. Trop tard… En même temps, le lit aurait été branché, j’aurais pas eu à le faire. Vomito.

Les nausées passent.

Claire s’en va, et c’est Peggy qui passe me voir quand elle a fini de travailler.

J’ai besoin d’aller aux toilettes, mais je ne me suis pas encore levée. Je sonne, une infirmière arrive. Elle me propose le bassin. C’est hors de question ! Comme peggy est en tenue l’infirmière accepte de faire mon premier levé avec elle. Le lit se barre quand je me lève, Peggy peste. Les freins n’étaient pas mis. Décidément, ils m’ont vraiment déposé là comme une vieille chaussette. Je n’avais pas non plus la sonnette. Les premières choses qu’on apprend.

Ca tourne un peu quand je me lève, mais j’arrive à aller aux toilettes.

Et c’est parti pour une nuit entrecoupée par les cris d’un voisin alzheimer (elles sont pas formées les filles, c’est une cata) et la surveillance post-op. Température, tension, antalgiques toutes les 3 heures.

Je me réveille parfois avec la sensation d’étouffer, de ne pas réussir à respirer, comme quand je me suis endormie pour l’opération.

C’est un sommeil lourd, sans rêves.

Au petit matin le service s’éveille à 7h, avec la distribution des carafes d’eau fraiche. Je dormais, dommage.

Pas de petit dèj.

Je traine un peu au lit, essayant de me rendormir. La perf de fer de la veille m’a laissé un gout métallique pas très agréable.

Je fini par aller prendre ma douche, j’en profite pour regarder un peu ce qu’on m’a fait.

J’ai 4 pansements, ça n’a pas l’air mal. Ils ont fait une cœlioscopie. Parfait.

Patrice passe me voir, il m’a amené plein de fruits, des bonbons, de l’Ice Tea. Un amour.

Et puis il repart, il doit aller travailler, nous sommes lundi.

J’appelle ma chef, la prévient que je suis à l’hôpital, je ne reviendrais sûrement pas avant mes vacances qui commencent dans une semaine. Ils vont s’organiser. 

Je vais aux toilettes, j’ai faim. je demande si je vais pouvoir manger. Non, trop tôt. Comme j’insiste, j’explique que mon transit a déjà reprit, aussi j’obtiens un plateau “sans résidus”. Miam !

Dans l’après-midi j’ai de la visite. Amandine, ma collègue, puis mes parents. Maman reviendra plus tard avec les filles. Et peggy aussi, qui passe me voir avant de commencer à travailler et qui revient après son service.

Claire aussi revient. J’ai mal partout, dans les cotes, dans les épaules, dans les bras. J’ai l’impression de m’être fait rouler dessus par un camion.

Le médecin passe, elle m’explique que c’est à cause de la cœlioscopie. Ils gonflent l’abdomen pour voir ce qu’ils font, et c’est donc le gaz qui s’est répandu dans mon corps. Mardi, demain, j’aurais à nouveau une perf de fer et ensuite si tout va bien je pourrais sortir.

Maman revient me voir avec Eloa et Hina. C’est impressionnant pour elles de me voir ainsi, alitée, et il faut bien l’avouer, je n’ai pas très bonne mine. Et je commence à avoir des plaques. D’ailleurs, une infirmière me soutient mordicus que c’est à cause des fraises ! Mais bien-sûr. On me fait avaler un corticoïde, mais les plaques continuent de s’étendre. Ca ne m’inquiète pas. Par contre ça me vaudra l’arrêt des antalgiques, ne sachant pas si je réagis à ça ou pas. Super.

Je reconnais que c’est quand même parti plus vite que d’habitude.

Dans l’après-midi Claire et moi avons assisté à une magnifique scène avec le vieux monsieur alzheimer. “Mais monsieur vous êtes au centre hospitalier de Blois, vous ne pouvez pas partir, vous perdez la mémoire. Mais si monsieur, vous perdez la mémoire.” ça a duré un bon moment, je crois qu’une petite formation sur les personnes âgées désorientées leur ferait du bien. 

Repas du soir presque normal.

L’interne qui était là vendredi et dimanche passe me voir, et s’excuse. Elle est passée à coté, pourtant elle s’en doutait, mais n’a pas voulu mettre en doute le diagnostic du spécialiste. Pourtant mon taux d’hormones ne baissait pas assez, c’était un signe assez évident. J’apprécie ses excuses.

La gynéco passe une dernière fois. Elle a donné ses instructions, elle n’est pas là demain. Elle me demande si j’ai des questions pour la suite. M’assure que si je rencontre des difficultés à faire un bébé je n’aurais qu’à venir la voir, qu’elle nous aidera. Oui c’est vrai, j’avais presque oublié, je n’ai plus qu’une trompe. je ne sais pas comment ça va fonctionner. Mais nous avons déjà 3 belles fillettes.

Elle me dit aussi d’attendre pour lancer une nouvelle grossesse, de laisser passer l’été. mais que dès que je serais enceinte, il faut que je fasse une écho pour vérifier que tout est à la bonne place. Je lui dit que j’en avais demandé une, mais que je n’avais rendez-vous que… vendredi. Elle me répond que j’ai le droit d’être exigeante, que j’ai failli y passer. C’est la deuxième fois, j’ai le droit de ne pas vouloir de troisième. Pourtant les risques sont presque nuls puisque la trompe qui fonctionnait mal a été retirée.

Ce soir-là j’ai une injection de lovénox. Je viens de subir une opération dans le petit bassin, c’est obligatoire. Le produit brûle, et laisse un bel hématome.

La nuit est plus calme que la précédente. On m’amène une voisine de chambre qui est un peu perdue, mais qui finira par dormir profondément. 

J’ai du mal à me mouvoir dans le lit, mais je ne suis pas trop douloureuse. La surveillance est plus espacée que la veille. Je récupère un peu.

Mardi matin, j’attrape l’infirmier au vol, lui rappelant que j’aurais le droit de sortir après ma perf de fer, que donc j’aimerais bien l’avoir assez tôt. Il va la chercher et me l’installe de suite.

Douche, bagages.

On me déperfuse.

J’attends l’interne pour qu’il m’autorise à sortir. C’est long. Je fini par me remettre au lit et à somnoler. 

Papa et maman viennent me chercher, ils me font rire, ça fait mal !

L’interne fini par venir, me fait mes ordonnances. 15 jours de lovénox, et j’ai le droit de partir en vacances à condition de porter des bas de contention en voiture. Ok. Je dois aussi faire des prises de sang pour surveiller le taux de plaquettes puisque je suis sous anti coagulant, et mon taux de bétaHcg jusqu’à ce que ça soit négatif. Il aurait voulu me garder une nuit de plus à l’hôpital. Je m’y oppose.

Je rentre chez mes parents, appelle les infirmiers de Onzain pour qu’ils passent me faire ma piqure du jour. Je suis à 19h à la maison, seule. Une infirmière arrive, on fait les papiers, elle m’explique comment ça va se passer.

Les jours suivants ils passent tôt, vers 7h ! Je me recouche ensuite.

Mon taux d’hormones est revenu à 0 en à peine 10 jours. Comme quoi c’était vraiment pas normal que ça traine comme ça.

Voilà, je suis assez amère de la façon dont les choses se sont passées. Ils ont laissé trainer les choses, alors qu’à chaque fois ils se doutaient que ça n’allait pas. Mais comme Monsieur le Spécialiste a dit que…. et bien il a parole d’évangile, on ne le contredit surtout pas. Sauf que moi, j’ai bien failli y laisser ma peau.

mardi, 11 septembre 2012

Mon petit nuage...

Il s’en est passé des choses.

Voulant situer les évènements, je me rend compte que j’ai vraiment du retard ici. Bref, il faudra prendre les infos comme elles viennent, un peu dans le désordre, et les billets aussi.

Je vais donc parler de mon petit nuage. Episode difficile de cette année.

Au mois de mai, le 26, mon amie Sabine s’est mariée. Très beau mariage, un peu gâché par notre Jaya qui était malade comme un chien. Vomito sur vomito, si nous n’avions pas été à Limoges et si je n’avais pas été témoin de Sabine, nous aurions fini aux urgences. 

La semaine suivante j’ai appris que j’étais enceinte. Ca avait cafouillé dans mon cycle, aussi je tombais des nues. Un peu difficile de me réjouir, je n’arrivais pas à me projeter.

Et puis les jours passants, j’ai doucement commencé à me faire à l’idée. Nous voulions un petit dernier, le der des der. Je ne m’y attendais pas aussi vite, c’est tout. Finalement j’ai fini par flotter sur un doux nuage, aussi nous avons surnommé cette toute petite vie “petit nuage”. 

J’ai fais une prise de sang, les résultats étaient étranges, ne correspondant pas à ce que j’avais pensé. Soit, je n’ai jamais été très fiable dans mes cycles, donc pas d’inquiétude.

J’ai pris rendez-vous chez la gynéco pour début juillet, et elle m’a prescrit deux autres prises de sang pour vérifier que tout évoluait bien. A cause de mon antécédent de grossesse extra-utérine (GEU). Les taux d’hormone doivent au moins doubler toutes les 48h. La prise de sang suivante révéla que ça avait augmenté, mais pas assez par rapport à la première. Bon, désillusion, il faut redescendre de mon petit nuage… Dommage, j’y étais bien. Je fais quand même la dernière prise de sang histoire d’être fixée pour de bon, et là, surprise ! Les taux ont grimpés en flèche !!!

Coup de fil à la gynéco, je lui explique, elle me rassure, ils ont dû se planter au labo lors de la première et tout va bien. Ok.

Bébé est en théorie attendu pour le 20 février. Soit exactement 1 an après le naissance de mon neveux. Heureuse coïncidence.

Le 10 juin nous étions invités chez ma belle-soeur pour la première communion de sa fille ainée. C’était aussi les élections présidentielles. Un dimanche donc.

J’avais préparé les affaires des filles, tout le monde s’était mis sur son 31, Jaya avait sa trousse de secours pour les apéros à l’extérieur (hantise de la cacahuète qui traine). Nous allons donc voter avant de partir, et dans l’isoloir…. je sens que ça coule entre mes jambes. Beaucoup.

On repasse à la maison, je me change, je prend ce qu’il me faut. Je perd du sang, beaucoup de sang. J’avais mal au ventre la veille. Je retourne en voiture en larmes et nous partons chez ma belle-soeur. Je ne veux pas priver Patrice de sa famille, on les voit si peu. Et puis il n’y a rien à faire. En voiture je dis au fille que j’ai perdu le petit nuage, qu’il est parti. Jaya veut me consoler en me disant que non, le petit nuage est là dans son sac, pleure pas maman ! Ben oui, c’est aussi le nom de son inhalateur pour sa ventoline !!! Petite minette…

Bref, la journée se passe, je suis au bord des larmes en permanence, et très fatiguée. Je fini par abréger l’après-midi en demandant à Patrice de m’amener aux urgences. Je m’endors littéralement à table, les saignements ne diminuent pas, je m’affaiblis. 

Je préviens Claire, elle va venir garder les filles pendant que Patrice et moi irons à l’hôpital. 

Nous sommes dimanche soir, et pour une fois les choses vont aller relativement vite. Je ne suis pas la seule candidate à devoir monter en gynéco, mais nous n’avons pas trop attendu. Prise de sang, examen, écho.

C’est un oeuf clair.

Ca veut dire que l’embryon ne s’est pas développer, la grossesse est arrêtée.

On me parle expulsion, attente, naturelle ou alors médicamenteuse, curetage….

Il faut revenir plus tard, rendez-vous pris pour mardi après-midi.

Lundi je vais au travail. Je saigne moins. Je préviens que je ne serais pas là le lendemain, que je vais avoir quelques jours, je fais une fausse-couche.

Mardi aux aurores prise de sang, puis rendez-vous gynéco. Examen, écho. Le taux d’hormones baisse tout doucement. L’écho est sensiblement la même que le dimanche. On va attendre avant de prendre le cytotec pour provoquer l’expulsion, il faut éliminer un risque de GEU. Revenez vendredi pour une écho avec notre super échographe spécialiste en tout.

Vendredi, je saigne à nouveau pas mal. Le spécialiste est formel, pas de GEU. Je reste en observation à cause des saignements, si ça ne se calme pas ils veulent me faire un curetage le jour même. Je vois l’anesthésiste. On fait mon dossier, il m’explique qu’il faut se détendre quand on nous endort, car on se réveille dans l’état d’esprit où on s’est endormi. Ok.

On me met en chambre triple, avec les avortements. Super. J’avais fait le deuil de ma grossesse, j’allais bien, mais là, là, c’est vraiment difficile.

Finalement les saignements se calment, je peux rentrer.
Rendez-vous mardi pour contrôler. 

Mardi examen, écho, et la rituelle prise de sang. Mon utérus se rétracte, c’est en bonne voie.

Je retourne au travail à partir du vendredi matin. C’est difficile, je suis fatiguée.

Samedi après-midi on continue dans les rendez-vous, Claire m’accompagne. Examen, écho…. Putain ils ont oublié la prise de sang !!! On est bonnes pour attendre 2h les résultats. L’interne me menace de me garder. En effet, la fois d’avant les taux d’hormones avaient un peu ré-augmentés. Je suis sauvée par cette prise de sang-ci qui a baissé.

Et dire qu’on va continuer comme ça jusqu’à ce que le taux soit négatif ! J’étais montée à 2000 ui en 6 semaines, et je descend péniblement à 700 en 2 semaines… Ca va prendre combien de temps ??? C’est lent ! J’en ai assez, je veux que ça s’arrête, qu’on me laisse tranquille.

Le rendez-vous suivant est correct, presque plus rien au niveau utérus, mais… Ha crotte, j’ai eu mal l’autre soir, il y a un épanchement près de mon ovaire droit. Je saigne. Pas grand chose, je peux rentrer. Toujours la même consigne depuis le premier jour : revenez sur vous saignez trop, si vous avez trop mal.

Encore un rendez-vous, vendredi 29 juin. Toujours cet épanchement, ces hormones qui mettent un temps fou à baisser. Comme à chaque fois l’interne hésite à me garder, et puis voyant l’écho et les conclusions du spécialiste il me renvoie chez moi. Ca aura été le même cinéma au cours des 3 semaines et des 7 rendez-vous en gynéco.

Le samedi nous sommes invités à l’anniversaire d’une amie. On a mis les petits plats dans les grands, c’est une soirée costumée, thème années 30. On a loué des costumes, je vais chez le coiffeur. Tout se passe très bien, on profite, on s’amuse. Tournoi de volley, de pétanque (on fait tomber les costumes) puis arrive l’heure de l’apéro, tout le monde se rhabille. C’est chouette, on a tous joué le jeu. Mais pour moi la soirée s’arrête là. j’ai mal au ventre. Je fini par m’assoir dans l’herbe, et il sera bien difficile de m’en faire bouger. Je prend un doliprane. Rien. Plus tard un spasfon. Rien. On est à table, je peux à peine manger. Je ne participe pas aux conversations, ou si peu. Pourtant j’essaye de faire bonne figure. Arrive le gâteau, je ne tiens plus, je ne rêve que d’une chose : pouvoir me pelotonner dans mon lit. Patrice me ramène. Le trajet est éprouvant, je me revois en train d’accoucher. Sauf que les douleurs sont continues et pas rythmées par les contractions.

Je me rend bien compte que ça n’est pas raisonnable, que je devrais aller à l’hôpital. Mais je veux mon lit ! Patrice n’ose pas me contredire.

Je me couche avec la résolution que si la douleur m’empêche de dormir j’irais aux urgences. Il est minuit ou 1h du matin, je ne sais plus. Patrice avait bu, il s’endort très vite. Je ne peine pas à m’endormir non plus.

Je me réveille le lendemain matin, il est 8h. J’arrive à bouger sans douleur. Je n’ai plus mal du tout à vrai dire. Je pense que j’ai bien fait de rester à la maison finalement. Et puis je me lève.

Merde.

Je n’ai pas mal, mais j’ai le ventre tout gonflé, comme plein d’eau. J’ai l’impression d’être un ballon de baudruche rempli d’eau. 

Je réveille Patrice, il faut y aller quand même.

On est dimanche matin, le 1er juillet. Ca fait exactement 3 semaines que je suis suivie pour une fausse couche simple. 

Quand nous arrivons aux urgences j’ai un peu mal, mais de comparable à la veille. L’infirmière d’accueil nous reçoit relativement vite, elle appelle tout de suite la gynéco. ils nous font entrer sans attendre. J’ai droit à mon bilan sang complet cette fois-ci, ça en fait des tubes. Et à ma perf. Pas d’ordonnance pour un antalgique, faudra attendre d’être dans le service. J’attend un peu, puis on m’emmène au 2ème étage. Une interne, c’est celle que j’ai vue il y a 3 jours. Elle me fait un examen, une écho. Là, on ne voit rien. Elle appelle la gynéco titulaire. Elles sont un peu déboussolées, à l’écho il est impossible de voir quoi que ce soit : mon abdomen est rempli de sang. Il y a des caillots dans tous les sens, l’image est illisible. 

Je tremble de tous mes membres.

Je suis blanche.

Je sue.

La décision qui traine depuis si longtemps est prise. On ouvre. On verra bien se qu’on trouvera.

Mais il faut attendre que le bloc se libère. 

Je suis installée en chambre et l’attente commence. J’enlève mon vernis, je prend ma douche à la bétadine. Je dors. Je fini par réclamer un antalgique. On me dis que j’en ai eu un aux urgences, qu’il est trop tôt pour m’en faire passer un autre ! Quoi ? Mais j’ai rien eu moi ! Heureusement ils me font confiance et me mettent du paracétamol.

Vers 14h je crois, on m’emmène au bloc. Il est temps, je recommence à greloter sous ma tonne de couvertures, J’imagine la vie d’après, sans moi. Je ne suis pas inquiète, le filles ont Patrice, et mes parents aideront mon chéri. Tout ira bien, je n’ai pas à m’en faire. Ils sauront s’en sortir sans moi. Je suis calme. Ca fait un moment que je pense à ça. Je sais bien reconnaitre les signes qui me disent que je suis mal en point. 

Ils m’installent sur la table d’opération. Me mettent la couverture chauffante. Il y a quelque chose qui cliquète au rythme de mes tremblements. Le bruit m’agace un peu. Une élève sur ma gauche en retrait. Je sens qu’on m’arnache, on me fixe, on me place. Je suis une poupée dans leurs mains. 

Qu’est-ce que j’ai froid. Pourtant la couverture chauffante me brûle presque.

On me met le masque.

Je sens que je m’engourdis. Dans mes souvenirs je m’endormais sans me rendre compte de rien. Cette fois-ci ça n’est pas le cas. Je sens que mon corps ne réponds plus, à tel point que je crains de m’asphyxier. J’ai un mal de chien à respirer, chaque mouvement respiratoire me demande une force phénoménale. Je sens que je suis sur le point de m’endormir, mais j’ai peur de ne plus respirer ! Je lutte.

Les mots de l’anesthésiste me reviennent en mémoire. On se réveille comme on s’est endormit.

Alors je me raisonne, si je ne respire plus ils vont me brancher, pas d’inquiétude. Et je lâche prise.

Je sens des mains sur moi. Sur ma nuque, ma mâchoire. On me déplace la tête. J’ai tout mon esprit de présent. J’analyse. Ils sont en train de dégager les voies respiratoires. Inclinaison de la tête vers l’arrière, déboitement de la mâchoire.

Aïe !!!!!!

J’ai les yeux ouverts, je vois tout ce qui se passe au-dessus de moi.

La personne au-dessus de moi, qui me manipule dit à l’élève que c’est à son tour d’essayer, qu’elle peut m’intuber.

Ma tête revient à sa position initiale, et d’autres mains m’attrapent. La même manipulation. Déboitement de la mâchoire deuxième fois.

Putain ça fait mal. 

Pendant tout ce temps, je pense, je réfléchi, je cherche un moyen de leur dire que je ne dors pas !

Mais pas moyen de bouger, je suis paralysée. Mes mains ne bougent pas, mes pieds ne répondent pas. Ma langue non plus, même mes yeux sont fixes dans leurs orbites.

On me les ferme.

Elle m’intube. Je sens le tube s’enfoncer dans ma gorge, je ne peux pas résister, c’est désagréable, mais pas douloureux. Elle s’y est bien prise, ouf.

Et puis je sombre à nouveau.

Je me réveille quand tout est fini, il est 18h. Ma tension est à 6/4. C’est pas bien haut ça !

Je referme les yeux.

Je les rouvre. Quelqu’un est là, il me parle. J’ai du mal à répondre. Je n’ai plus le tube. C’est difficile de respirer, comme avant que je ne m’endorme la première fois. L’anesthésiste présente lors de l’opération vient me voir. Je lui dit que j’ai tout entendu, tout sentit, jusqu’à l’intubation. Je lui raconte ce qui s’est passé. Elle n’en revient pas. Effectivement, je n’ai pas rêvé, ça c’est bien déroulé comme ça. Je lui explique que ma soeur a aussi mal réagit à une anesthésie, elle ne sentais pas mais entendait tout. Elle s’est empressée de noter dans mon dossier médical qu’il fallait forcer les doses de neuroleptiques.

On me remonte, Patrice est là. Il a vu Nico Malika et Mézyane qui étaient descendu à Blois pour le week-end. Je les ai ratés.

Claire aussi est là, ou arrive peu après, je ne sais plus. Je suis restée avec Claire, discutant avec elle. Enfin, elle parlait, moi je baragouinais des sons qu’étrangement elle arrivait à comprendre. Trop forte ma copine !

La suite au prochain épisode, pour le récit du séjour et du post op !

La rentrée

Il y a bien longtemps que je n’ai rien écrit, encore une fois.

C’est qu’il y en a tant des choses à dire, que je ne sais par où commencer, et plus j’attends plus c’est dur de s’y mettre. Et plus j’attends, moins les choses ont d’importance.

Avec Jaya ça va mieux. Je l’ai emmenée voir une psy, pas mal de choses ont été dites. Elle a écouté attentivement, très sage, s’occupant dans son coin avec la dinette ou autre jouet. Réagissant parfois à mes paroles à sa manière, en faisant tomber un jouet par exemple. Je ne sais pas si elle est en mesure de comprendre tout se qui s’est dit, mais ça va mieux. Elle a fait des progrès, et moi j’ai réussi à mettre de la distance.

Est-ce elle qui va mieux ? Est-ce moi ?

Peu importe finalement.

Elle sait se calmer seule (parfois), crie moins longtemps (souvent), et écoute les explications qui viennent après la crise ! Ca c’est un fameux progrès, parce qu’avant il était impossible de parler avec elle. Ni même de parler et qu’elle écoute sans intervenir. Bref, c’est bien mieux.

Ca passe aussi par d’autres choses : elle prend sa douche sans hurler, parfois même elle met de l’eau sur son visage. Elle commence aussi à manger des légumes. Ca n’a l’air de rien tout ça, mais c’est des petites choses qui n’arrivaient pas avant. 

Depuis quelques jours c’est un peu plus dur, mais il y a eu la rentrée, il faut reprendre le rythme, c’est plus difficile. Et puis il y a déjà pas mal de contraintes en classe, alors quand moi j’arrive et que je lui demande de bien se tenir d’écouter etc, c’est plus difficile. Mais c’est normal, ça va se faire petit à petit. Et puis elle veut Eloa. Ca c’est vraiment pénible par contre. Quoi qu’il faille faire, elle veut que ce soit Eloa. Ce matin pour se lever : Eloa. Pour s’habiller : Eloa. Pour se coiffer : Eloa. Bref quand Eloa n’est pas là…. Je vous laisse imaginer.

Et puis histoire de faciliter les choses, hier elle a changé de classe et de maitresse. Bon, c’est super, ça veut dire qu’il y a eu une ouverture de classe, c’est parfait. Mais pour les gosses qui ont commencé avec une maitresse, une atsem, dans une salle de classe et qui changent tout, ben c’est un peu compliqué. Ce matin elle m’a demandé si elle allait dans la classe des petits ou des moyens. Ben oui, sa nouvelle classe c’est celle de l’année dernière.

Hina quand à elle, reste fidèle à Hina. C’est une petite boudinette, qui tout d’un coup sans qu’on sache pourquoi, se renfrogne et s’isole. Mais elle non plus ne sait pas pourquoi. “des fois j’ai de la tristesse ou de la colère et je sais pas pourquoi”. Mouais… Elle ira faire un tour chez la psy elle aussi quand je serais motivée. (oui je sais, c’est moche, mais c’est comme ça)

Donc Hina est rentrée en ce2. Elle a retrouvé ses copines chéries, et découvre une nouvelle école. Et oui, chez nous il y a plein d’école. une pour les maternelles, une pour les cp/ce1, et une pour les ce2/cm1/cm2. Donc changement de locaux cette année. Elle a l’instit qu’Eloa avait eu, qui est très bien. On verra s’il arrive à l’interresser et si elle arrète de rêvasser en classe.

Eloa a fait sa rentrée en 5ème (déjà) et a l’air ravie pour le moment. Elle grade quelques copines dans sa classe, quelques profs qu’elle appréciait, et en découvre d’autres. Elle commence aussi le latin (premier cours ce matin) et y retrouve d’autres copains. Pas classe le mercredi matin ! Youpiii !

Eloa est en train de devenir une petite jeune-fille. Elle reste la personne sensible qui se mettrait en 4 pour vous faire plaisir, avec en plus les sentiments exacerbés des ados (comme si elle avait besoin de ça, elle qui commence tout juste à gérer ses émotions !) et leur logorrhée ! C’est infernal ! Mais le coté grandissant, qui permet d’avoir une discussion un peu plus mature est bien sympa. J’apprécie de passer du temps avec elle.

Patrice a commencé à travailler de nuit. Nous sommes en cours d’ajustement niveau organisation.

Et moi, et bien je suis en vacances cette semaine, pour rattraper les vacances qui sont passé en arrêt maladie cet été. J’ai en effet fait une grossesse extra-utérine (encore) opérée le 1er juillet. Mais ça fera l’objet d’un autre billet, en effet, j’en ai des choses à raconter là-dessus !

dimanche, 1 avril 2012

La douche

Je voudrais illustrer ici ce qui peut être notre quotidien avec Jaya.
Depuis mon dernier post ça a été plutôt bien.

Nous sommes dimanche, c’était mon week-end de repos. Nous étions invités à manger ce midi chez des amis. Une bonne après-midi, qui s’est un peu étirée sur le début de soirée. Nous sommes rentrés à 20h passé, autant dire qu’il ne fallait pas perdre de temps. L’Homme est du matin demain, les filles ont école… Bref, un minimum d’efficacité est requit pour que tout mon petit monde puisse aller se coucher et être opérationnel demain.
Je dois commencer par doucher Jaya.
En effet la demoiselle a refusé la douche samedi matin, dimanche matin… Donc là pas question d’y couper.

Sauf qu’elle n’est pas d’accord.
Cris, pleurs, etc.
Je l’emmène dans la salle de bain, et j’essaye de la déshabiller tant bien que mal.
Jaya se débat, hurle, fait l’asticot pour échapper à mes mains qui essayent de défaire les boutons de sa robe.
Je lui ai pourtant expliqué posément et avec fermeté qu’elle devait prendre sa douche, que je ne céderais pas, et que quoi qu’il arrive elle sera lavée ce soir.
Je le lui répète, je lui dis que je ne cèderais pas, qu’elle devrait se calmer et se laisser faire, ça n’est qu’une douche. Ça peut même être un moment agréable.
Rien n’y fait. Elle ne se calme pas, et si j’ai réussi à venir à bout des boutons de sa robe et à lui ôter son tee-shirt, je n’arrive pas à lui enlever sa robe.
Mais je refuse qu’elle gagne, et qu’elle ne soit pas lavée.
Je la préviens que si elle n’enlève pas sa robe, elle ira à la douche toute habillée.
Rien à faire.
C’est donc ce qui s’est passé. J’ai fait couler l’eau, et une fois chaude, je l’ai mise dans la baignoire et je l’ai mouillée.
Elle avait sa robe, son legging, sa culotte, et son doudou à la main. Elle a continué à hurler, en pleurant sa jolie robe mouillée, et je l’ai lavée. J’ai enfin pu lui retirer ses vêtements même si elle était toujours réticente.
Quand je l’ai sortie de la douche et que je lui ai mis sa sortie de bain, elle m’a hurlé que je devais attacher les boutons parce qu’elle avait froid.
Je lui ai répondu que je ne voulais pas qu’elle me hurle dessus et je suis sortie de la salle de bain, la laissant seule.

Je suis assez contente d’avoir réussi à rester calme. Ferme et solide.
Mais clairement c’est pas vivable des scènes comme ça. C’est pas tous les jours, mais c’est loin d’être exceptionnel, même si c’est la première fois qu’elle fini dans la douche habillée.

Pour le fin mot de l’histoire c’est l’Homme qui a fini de s’occuper d’elle, et elle a fini par se calmer pour le diner.

lundi, 26 mars 2012

Jaya, ou là ou j'ai tout raté...


Kit Slight Sweetness par Amel Design

Il y a 4 ans de ça, j’étais enceinte de mon troisième enfant.
J’aurais voulu garder la surprise sur le sexe de cet enfant, mais Popi voulais savoir. Alors nous avons su, et n’avons rien dit. De toutes façons nous aurions su, en effet lors de l’écho le mec a posé la sonde juste sur la zezette de ma minette, c’est la première image que nous avons eue d’elle ce jour là.
Bref, le fait est que Jaya est une fille. Une troisième fille. Je n’ai pas été si déçue que ça. Enfin, je n’ai pas voulu dire que j’étais déçue. Je n’en ai pas parlé à chéri, et personne d’autre ne savais ce que nous attendions, donc personne pour me confier. Et puis je n’en ressentais pas le besoin.
Pour autant, ça n’empêche pas que j’avais le sentiment d’avoir échoué. Je n’avais pas offert de descendant à l’Homme. J’y attachais plus d’importance que lui.
Bref, je n’ai pas pleuré ce garçon que je n’aurais pas.
Et puis Jaya est née, accompagnée d’une souffrance physique intense. (voir récit là) Les temps n’étaient pas des plus roses à cette époque. L’Homme était en train de perdre son travail, son usine fermant ses portes, Hina était mal dans sa peau, et pour cause….
Je n’ai pas trouvée Jaya belle, elle avait une peau de crocodile, de l’eczéma plein partout, pas de cheveux. Je ne suis pas tombée en amour pour elle comme je l’avais fait pour ses grandes soeurs.
Ça ne m’a pas empêché de m’occuper d’elle comme je l’entendais : allaitement à la demande, couches lavables, cododo, portage… Mais le lien n’était pas là.
Et puis elle a commencé à devenir très demandeuse, dormait très peu. Et vers ses 6-7 mois, elle ne voyait plus que par son père. Elle a fait son angoisse de séparation avec son papa. Ça a été très douloureux pour moi. J’étais en échec avec cet enfant. C’est à cette même époque que nous avaons compris pourquoi Hina n’allait pas bien, et nous avons resserré les rangs face à l’épreuve que nous traversions. J’ai mené de front tellement de choses. Hina, Jaya, Patrice qui commençait un nouveau travail, la solitude dans mon petit village.
Bref, les temps étaient difficiles.
L’été de son premier anniversaire elle faisait des colères terribles qui ne se calmaient que lorsque je n’étais plus dans son champs de vision.
Terrible.
Culpabilisant.
J’ai pris rendez-vous avec la psy qui suivait Eloa pour ses problèmes de sommeils, nous avons fait une séance, les choses ce sont un peu apaisées. Un peu.
Jaya est restée une enfant colérique, qui demandait beaucoup. Beaucoup d’attention, beaucoup à être portée, beaucoup de câlins, de bisous…

Je me suis attachée très fort à elle, peut-être même trop fort, en réaction à ce manque de sentiments de la première année.

Aujourd’hui, elle n’a pas 4 ans, et elle reste une énigme.
L’école lui a fait du bien, même si c’est difficile de se séparer de maman. Elle préfère rester à la maison. Pourtant elle s’est un peu apaisée.
Mais voilà, aujourd’hui je fais l’état des lieux et je suis en échec face à elle. Encore.
Différemment d’avant, mais je me heurte à un mur.
Dire qu’elle est têtue est un doux euphémisme. Elle a du caractère, c’est le moins qu’on puisse lui reconnaitre.
Je n’arrive pas à communiquer avec elle. Entrer en relation c’est pourtant la base de l’éducation comme je la conçois. Et je n’y arrive pas. Elle se ferme et m’agresse. C’est en tout cas comme ça que je le ressens. Elle me pousse à bout. A bout de patience, à bout de forces, à bout de rage.

Cet après-midi par exemple.
Elle a commencé à se rouler par terre vers 18h15 parce qu’elle avait faim. Elle avait gouté à 17h, le dîner est programmé à 19h… Pleurs, cris…. Elle crie sans cesse qu’elle a faim. Ça ne s’arrête pas.
Je fais diversion en lui disant qu’elle va prendre un bain. Ok. Elle se calme boit un coup.
Voulant parer la prochaine crise je la fais venir, et lui explique posément qu’on va commencer par la laver et qu’ensuite elle pourra jouer dans l’eau.
Crise. “NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON” etc.
Non quoi ? Je garde mon calme, interroge. Tu ne veux pas de bain ? SI ! Tu ne veux pas te laver ? SI ! Non quoi alors ? NON !
Je n’ai jamais su.
Mais je me suis agacée. Je l’ai envoyée dans sa chambre, d’où elle est sortie aussitôt en hurlant NON sur le même air. Je la renvoie, elle reviens etc, jusqu’à ce que ça me mette hors de moi ! Là fessée, elle ressort de sa chambre, je l’ai attrapée, balancée sur le lit, attrapée par les bras et je lui ai hurlé ma rage au visage en la secouant.
Mon dieu…
Ca l’a scotchée 10 secondes.
Elle a reprit comme si de rien n’était, et je me suis enfuie dans ma chambre en pleurant, ayant peur de la blesser, honteuse.

Comment je peux en arriver là ?
C’est inacceptable, et si loin de ce que je veux.

Alors demain, je vais appeler et prendre un rendez-vous je ne sais pas avec qui, mais j’ai besoin d’aide.
J’ai besoin qu’on m’aide avec Jaya. Je ne sais pas si c’est à mon niveau, ou au sien, ou les deux ensembles, mais il faut faire quelque chose.

mercredi, 14 mars 2012

Aujourd'hui je me suis transformée....

J’ai commencé par changer ma peau. Le beige clair, c’est si commun, un peu tristoune même. J’ai fait une couleur cuivrée dans mes cheveux la semaine dernière, pourquoi ne pas assortir ma peau ???

Alors hop, ni une, ni deux, je me lance !

Et je deviens rouge. Rouge qui gratte. Ca vous pose question ? hmmmm moi aussi en fait.

Un aperçu de mon dos ce matin. Désolée pour la qualité de l’image, c’est pris par Eloa avec mon téléphone.

Évidement c’est pareil coté face, et ça s’est encore étendu ce soir.
Et ça gratte, sinon c’est pas drôle. Un jour je montrerais ça à un doc pour qu’on me prescrive un truc qui calme, parce que quand même c’est pas vivable.
Quoi ?
Vous voulez des explications ?????

Oui bon ok, ça viens.
Et puis en fait, je sais pas ce que c’est. Simplement je sais que ça apparait quand je suis malade, quand j’ai eu de la fièvre. Ca serais les petits vaisseaux de surface qui se dilatent ? Mais ça gratterait pas, enfin je pense. J’en sais rien en fait.
Donc j’ai été malade. Forcément, y avait la gastro chez les résidents au boulot depuis presque une semaine, ça aurait été un maracle que je passe au travers. Donc il n’y a pas eu de miracle, j’ai chopé la maladie, j’ai vomi, j’ai eu de la fièvre, je suis retournée au boulot le lendemain, j’ai eu de la fièvre, et le soir mon collègue me faisait remarquer que j’avais des plaques. de jolies plaques rouges sur le torse. Malade quoi.
Ce matin, je me regarde dans le lit et je me dit : chouette, elles sont parties !
Pas du tout, enfin si, je n’ai plus des petites plaques rouges, je suis une grosse plaque rouge !
Ce soir les épaules sont prises, ça descend jusqu’au bas du ventre…

Et j’ai subit une seconde transformation.
Choisie pour de bon celle-ci, et attendue avec impatience.
En effet, ce matin j’ai viré mes lunettes !
Ca m’a couté un bras, mais j’ai mes deux yeux qui vont bien voir. Enfin à priori. Parceque là j’ai un espèce de masque à la spider-man qui ne me permet pas de savourer les résultats.
Un récit ????
Ok, je me lance.

Il était une fois, une jeune-fille qui ne voyait pas bien. Elle s’en accommodait en portant des lentilles, et vivait bien cette situation. Les années passèrent ainsi, elle rencontra un beau garçon, ils firent de beaux bébés, c’était le bonheur.
et puis un jour, ses lentilles commencèrent à lui rendre les yeux rouges. Plus le temps passait, plus ça arrivait vite, jusqu’au jour où à peine mises, les fameuses lentilles se mirent à lui bruler les yeux. Pas moyen de les garder.
Elle chercha alors des solutions, essayant d’autres marques de lentilles, d’autres marques de produits de nettoyage pour les lentilles… Rien n’y fit. Et puis elle se rendit compte qu’elle réagissait à d’autres produits, d’autres objets. Ils avaient tous quelque chose en commun : du silicone. Adieu les rêves de grosse poitrine ! (Je rigole, jamais voulu mettre des implants)
Toujours est-il que les faits étaient là : privée de lentilles, elle était condamnée à porter des lunettes. Et quand on est coquette on y perd pas mal quand même. Et puis c’est pas pratique. Bref, pleins d’inconvénients pour un seul avantage, même s’il n’est pas des moindres : y voir clair.
Et puis la trentaine approchant à grands pas, un mariage en vue avec le père de ses enfants, tout ça lui ont fait se poser pas mal de questions. Jusqu’au jour où tout a été clair : elle allait se faire opérer de la myopie. Peu importait le prix, elle le ferait.
Un rendez-vous avec quelques péripéties plus tard, et voilà la date fixée, ça sera le 14 mars 2012.
Aujourd’hui.
Ce matin.
En rouge tomate.
Rien de très agréable en soi. J’ai pris un anxiolitique parce que la pharmacienne m’avait dit que ça calmerait aussi les démangeaisons. J’ai failli être malade.



Opération, pas très rigolo, pas douloureux mais un brin angoissant quand même. Et puis cette odeur de cochon grillé. Ben oui, laser quoi. Les écarteurs sur les paupières… Et ensuite, sensations de bouts de verre dans les yeux, ça pique, ça brule… Ca ne dure pas longtemps, quelques heures. Mais quelques longues heures.






Et voilà, il est 22h, je suis sur le pc, j’ai toujours mon masque spider-man, je l’enlèverais demain matin, avant d’aller au boulot, sans lunettes !

Donc aujourd’hui je me suis transformée en spider-man !!!!! Je suis rouge comme lui, avec des yeux comme lui ! Y en a des petits garçons qui doivent m’envier !

lundi, 9 janvier 2012

Une année s'en va, une autre s'en vient

Parait que ça se fait, de souhaiter la bonne année à tout le monde par les temps qui courent.

Et de faire le bilan de l’année passée.

Donc, en 2011 :

  • je suis devenue aide-soignante
  • j’ai trouvé du travail à l’hôpital de Blois
  • Hina a eu 7 ans, c’est une fillette pleine de contradictions, heureuse et boudeuse, bavarde et secrète… Vous voyez le genre.
  • Jaya a eu 3 ans, c’est toujours une sacrée chipie, qui m’horripile et que j’adore.
  • Eloa a eu 11 ans…. Elle passe doucement à l’étape suivante, quittant doucement l’enfance.
  • Jaya est rentrée à l’école, non sans mal. Elle voulait, mais voulait pas. Difficile séparation, mais qui lui a fait le plus grand bien. Ça la calme, elle fait moins de colères, entend mieux qu’il y a des règles à respecter. Parait même qu’elle est adorable à l’école. Enfin, moi je dit merci !
  • Popi a changé de boulot, comme ça très vite. Il avait même pas fini d’un coté qu’il commençait de l’autre. Il s’est rapproché de chez nous. Moins de trajet, moins de fatigue, plus tôt à la maison… Moins de sous. Mais comme moi je bosse à temps plein pour la première fois, et ben ça le fait.
  • Nous nous sommes mariés.
  • On a bien fait la teuf pour le mariage.
  • Et puis il était trop beau mon Popi.
  • Et même moi j’étais trop belle.
  • J’ai failli démissionner de l’hôpital parce que je bosse avec une connasse qui me pourri la vie.
  • On a découvert que Jaya est allergique aux arachides et aux acariens, et qu’elle est asthmatique.
  • On s’est battu un certain nombre de fois contre les invasions de poux.
  • J’ai appris à Jaya à faire la pub pour les knackis… “mais t’avais dit qu’on mangera des knacki” avec sa petite voix, ça me fait trop rire !
  • J’ai mis une robe de princesse (pour le mariage)
  • J’ai failli pas me marier, ou alors me marier au taf.
  • J’ai re-arrété de fumer.
  • On a presque tout changé dans la maison : nouveau salon, nouveau canapé, nouveau lit parental…
Ça en fait des choses, et je suis sûre que j’en oublie !
Alors en 2012….
  • Je veux changer de service pour plus bosser avec la connasse qui me pourri la vie.
  • Je vais fêter dignement mes 30 ans.
  • Les petites fées auront chacune un an de plus (ça semble évident, m’enfin..)
  • Je veux voir plus souvent certaines copines
  • Je vais emmener les petites fées en vacances à la mer pour la première fois.
  • Je me remet au sport. objectif : perte de poids, environ 10kg. Y a du taf….
  • Je recommence la clope (non je rigole !)
  • Je serais éblouissante le 26 mai.
  • Refaire la salle de bain.
  • Repeindre la cuisine.
  • Puis si on est riche faire un étage… Mais je crois pas qu’on soit assez riches.
C’est déjà pas mal, non ?
Et vous, les lecteurs, pour la plupart amis ou famille, je vous souhaite plein de bonheur, plein de sourires, plein de rires, plein d’amour, plein de yeux qui brillent de plaisir, plein d’émerveillement, plein de joie…
Que les parents regardent leur fées et chevaliers grandir et s’épanouir. Posez sur eux un regard de tendresse et de bienveillance, prenez le temps de vous arrêter pour les contempler.

mardi, 17 mai 2011

la jungle de seillac

Ce soir, les filles n’ayant pas d’école demain, moi ayant fait la sieste, je leur ai proposé une promenade à vélo après le diner. Ravies bien-sûr !

Donc vers 20h30 nous voilà parties, enfourchant nos fières montures. Jaya en selle derrière sa mère, les deux damoiselles sur leur propres destriers. Et direction le monde sauvage qui entoure notre petit havre de paix. Bravant avec courage leurs peurs les deux damoiselles ont franchi de terribles fossés, affronté des bêtes sauvages, et leurs propres démons dans le noir de la jungle au soleil couchant, avec pour seul guide leur valeureuse mère, prête à tout pour les défendre.

Elles ont gagné le titre honorifique de Hina de la jungle et Eloa de la jungle.


Afficher balade à vélo (17/05/11) sur une carte plus grande

Le trajet n’est pas hyper précis, ne voyant pas les sentiers que nous avons créés au coupe ongle pour se frayer un chemin dans la jungle… Mais facile 8km5 quand même…


dimanche, 15 mai 2011

promenade pique-nique

Ce matin, prise de courage, j’ai proposé au chéri et aux petites fées de partir pique-niquer à vélo.

Nous voilà donc partis, JJ sur son siège derrière moi, et roulez jeunesse. Enfin roulez, c’est vite dit. On a bien failli faire demi-tour à 500m de la maison quand Hina est tombée, décrétant qu’elle ne savait pas rouler dans l’herbe et que c’était trop dur pour elle… Heureusement, nous avons réussi à la convaincre de continuer, et au final elle a fait les 11km de notre “petit” tour !

Bravo ma poulette !

Et on ne lui a pas facilité la tâche : chemins de terre, de cailloux, de sable, ronces etc. Elle s’en est sortie haut la main. Nous sommes partis dans la campagne, dans la forêt, nous nous sommes arrété manger au bord de l’eau… Bon, on était en fait dans une propriété privée, on a dû passer les barbelés ! Un peu d’aventure quoi ! Et puis on a poussé jusqu’à Onzain, nous nous sommes arrêtés à un parc pour que les filles jouent, et retour à Seillac, par la route. Le retour a été plus difficile, on en avait tous plein les pattes !


Afficher balade à vélo sur une carte plus grande








dimanche, 27 février 2011

Quelques photos de ces derniers mois

La vie suit son cours tranquillement, enfin plus ou moins.

Et nos fées continuent de grandir, et de nous combler d’amour (d’agacement aussi parfois…)

Nous avons invité papa et maman à venir réveillonner avec nous pour Noël :

Le lendemain matin, les filles ont ouvert leurs cadeaux à la maison, ce qui se fait rarement, pour leur plus grande joie.

Ma JJ-Jolie devient grande, elle a 2 ans 1/2, elles parle trèèès bien, n’oubliant aucun mot dans ses phrases complexes, et est maintenant propre depuis quelques temps.

Et moi j’ai eu 29 ans….

Quand je suis à l’école ou en stage maman et Patrice se répartissent la grade des enfants. Il en ressort de très bons moments entre Patrice et ses filles. J’adore.

J’ai accompagné Claire à un salon à Paris, elle a eu un cours de portage par la fille qui a créé la marque de nos écharpes, et nous sommes ensuite allé rendre visite à Nico et Malika. Nous avons visité leur nouvel appart, qui est super !

Sont belles mes pitchounettes….

Ma petite ballerine a donné un spectacle très réussi début février. J’aime toujours autant la voir danser, c’est magique….

Erwin est devenu papa à son tour. Beaucoup d’émotions pour tout le monde, surtout lui qui a dût assurer comme un chef puisque l’accouchement a été super rapide et que sa fille est née dans sa chambre….

Enfin, pour le plaisir des yeux, un magnifique ciel après une grosse averse. De belles couleurs.

jeudi, 18 novembre 2010

Quelques news d'ici

Mon stage en gériatrie s’est fini voilà 3 semaine, avec un bilan plutôt positif. Ca m’a bien remuée, mais j’ai adoré. Même si je n’espère pas travailler là-bas, ce fut très riche. J’ai été bien notée en plus, donc rien à redire.

Je suis ensuite retournée à l’école, pour y retrouver ma promo, et enchainer d’arrache pied avec la validation (réussie) de module 6, et les cours de biologie. Là remplissage de cerveau bien comme il faut. Pas dit que tout soit acquit, mais c’est en bonne voie. Le module 1 est passé aussi, mais les résultats ne seront donnés qu’en mars…. Va falloir être patient.

Dès lundi, nouveau stage, aux urgences de l’hopital cette fois. Là c’est classé chirurgie, restera donc médecine, psy, et extra-hospitalier…. Pour les urgences, ma fois je suis ravie, c’est un stage que j’avais demandé. Mais un peu anxieuse aussi, pas bien sûre d’être à la hauteur. On verra bien.

En attendant c’est sûr que j’aurais l’occasion de mettre en pratique les choses apprises ces dernières semaines, avec le vocabulaire médical, la prise de tension etc.

Bref, toujours aussi motivée, toujours aussi passionnant, mais qu’est-ce que je suis naze !!!!! Après mon stage de 4 semaines, ce sera Noël avec 2 semaines de vacances bien méritées. Va falloir en profiter, les prochaines seront fin avril avec seulement une semaine. Ensuite ligne droit jusqu’en juillet.

Niveau vie de famille, Jaya a du mal à supporter l’absence de sa maman. C’est un peu compliqué avec elle, mais ça ne l’empêche pas de faire pleins de progrès. Elle ajoute beaucoup de mots à son vocabulaire déjà bien étendu, mais perd un peu en articulation. Dommage. Elle est aussi pratiquement propre depuis 5 jours. Quelques rares accidents, mais dans l’ensemble elle s’en tire très bien. Elle fait même caca dans le pot, et ça c’est pas rien !

Hina quand à elle n’est pas très motivée pour aller à l’école en ce moment, deux de ses copines lui racontant plein d’histoires de monstres qui lui font peur… Je ne vois pas comment régler ça sachant que je ne peux pas être à l’école pour les voir. Du coup, elle qui n’est déjà pas rapide quand elle a envie d’y aller, elle bat des records de lenteur le matin…. Trop bien. Elle porte aussi des lunettes depuis peu, et elle qui était ravie d’en avoir enfin, en a déjà assez de les mettre. Heureusement pour elle, elle ne doit les porter que pour écrire, lire, regarder la télé… Ce genre de choses quoi. Elle sait déjà bien déchiffrer, et travaille très bien à l’école. Elle a une très jolie écriture… pour le moment.

Eloa… Ben Eloa c’est Eloa. Très bons résultats scolaires, comme toujours. Pourvu que ça dure. Elle va avoir 10 ans dans 9 jours, et ça me terrifie. Elle veut des responsabilités, et a tendance à prendre ma place auprès de ses soeurs. Je dois en permanence lui rapeller que c’est à moi d’éduquer les enfants de cette maison. C’est quelque peu agaçant, je l’avoue. Mais elle est toujours aussi gentille, à vouloir bien faire. Ca ne l’empêche pas de se chamailler avec Hina tous les jours, heureusement ! (ça c’était ironique, qu’est-ce que ça m’use…)

Dans l’ensemble les filles regrettent l’époque où maman était à la maison. Elles me le disent pour les deux grandes, et la dernière l’exprime aussi à sa façon. Moi de mon coté j’adore mes cours, mais je regrette de ne pas être capable d’avoir des relations comme avant avec elles. Maintenant je rentre crevée, et je passe mon temps à leur crier dessus, je n’ai pas l’energie et la patience pour communiquer mieux avec elles… Quelle ironie quand je pense que toute cette semaine les cours ont été dédiés à la communication !

Ceci dit, je commence à prendre le rythme : je ne m’endors plus à 20h30. Maintenant j’arrive à tenir plus longtemps, donc y a de l’espoir.

Aller, un petit montage de mes minettes d’amour, parce que même si je ne les vois plus beaucoup, je les adore !

Et une petite conversation de ce matin.

HIna et Eloa se réveillent tout juste, Hina ne veut pas se lever.

Elle demande à sa soeur : Tu m’aime ?

Eloa : Bien-sûr.

Hina : oui mais tu m’aime comment ? Plus que Marine (la meilleure amie d’Eloa)

Eloa : Ben oui, t’es ma petite soeur.

Hina : Y a des grandes soeurs qui aiment pas leur petite soeur, et des petites soeurs qui aiment pas leur grande soeur.

Eloa : Moi je t’aime, et je t’aime plus que Marine.

Hina : Ouf, parce que moi je t’aime plus qu’Aleyna et Tamara.

samedi, 26 juin 2010

Journée marathon

Même si nous ne courront pas, y a des jours où tout s’enchaine à 100 à l’heure.

Par exemple aujourd’hui.

Ce matin réveil à 6h30 par minouchette. Enfin sur le coup je l’aurais plutôt apellée par des noms d’oiseaux. Petit dèj tranquillou, douches, épouillage…. Hina nous ayant (encore) ramené des poux de l’école. Ouf c’est bientôt les vacances, on n’aura plus ce problème là pendant 2 mois. Vidage de garage pour l’homme avec tour à la déchèt, ménage pour moi. Ensuite passage de tondeuse pour l’homme et cuisine pour moi. Le tout avec les 3 fillettes plus ou moins dans les pattes bien-sûr sinon c’est moins drôle. Repas, et départ en trombe pour l’école où Hina devait chanter à partir de 14h….

Bon elle chante, on fait quelques stands de la kermesse, Eloa fait son spectacle de cirque, et tout ça nous fait partir à 16h30… Direction le supermarché pour pouvoir préparer un sandwich à Hina.

On couche Jaya qui s’est endormie dans la voiture, complètement cuite (c’est le cas de le dire avec 30° à l’ombre… Et y a pas d’ombre à l’école.) Patrice emmène Hina à sa rèpèt pour le spectacle de fin d’année de la Blésoise (gym pour les incultes) et quand il rentre il me dit que je dois réveiller Jaya car le spectacle commence à 18h30 et non à 20h30 comme je le croyais ! Crotte de zut !

Réveil de la JJ-Jolie qui est d’une humeur de bouledogue, et direction Blois. Là on arrive, on s’installe sur les gradins, commence alors le défilé de toutes les gyms. HIna en larmes donne la main à une des encadrantes…. Re-crotte de zut.

Première danse des petits…. Pas de Hina…. Re-re-crotte de zut !

Je vais aux nouvelles, HIna est toute seule dans un coin, elle a trop peur et ne veut rien faire. Bon. J’entame avec elle une longue discussion, il finira par en sortir qu’elle a le trac. Soit, je peux l’entendre. Mais c’est le genre de chose qu’il faut savoir dépasser. Elle doit faire le final avec tout le monde, on lui laisse un peu de temps pour choisir si on rentre à la maison ou si elle danse. Finallement elle choisit de danser. Ouf. 

Ouf, sauf que le final c’est pas pour tout de suite. Il est 23h, nous venons de rentrer et de coucher les filles. Donc, aller, à la pelle, 18h30->22h30, avec Jaya, Eloa, et Hina à tenir…. Ce fut loooooong ! 

Et vous verrez les photos et vidéos plus tard, parce que là, j’en peux plus, je rend les armes, et vais m’effondrer sur mon lit, espérant de tout coeur que ce couché tardif sera l’occasion d’une grasse matinée enfantine….. Mais ça c’est dans les contes de fées.

vendredi, 18 juin 2010

Grande nouvelle

Voilà, pour ceux et celles qui ne le savent pas, c’est à dire pas grand monde, la raison du peu d’activité sur ce blog ces derniers temps.

Comme je l’ai dit dans mon dernier billet, j’avais d’autres occupations ces derniers mois. Je n’ai pas voulu en parler ici, des fois que ça soit un échec.

Mais j’ai réussi.

J’ai quitté Champion (Carrefour Market pour ceux qui suivent les actualités des magasins, mais pour moi ça reste Champion…) au mois de novembre, devant arreter mon congé parental pour d’évidentes raisons financières et ne m’épanouissant plus à la maison. Bon très bien, mais que faire ? Où trouver un boulot qui me corresponde, qui embauche et en plus à temps plein ?

Je n’ai pas trouvé de bac dans un kinder surprise, et pourtant c’est pas faute d’en acheter aux filles…. Dans ces conditions les possibilités sont limitées….

MAIS !

Mais j’ai trouvé.

J’ai préparé le concours pour entrer à l’école d’aide-soignante. Ecole ouverte à ceux et celles qui n’ont pas le bac, métier qui embauche à tour de bras, à temps plein…. Et qui je pense m’ira très bien. J’ai donc révisé le concours écrit toute seule comme une grande à la maison avec un bouquin, je l’ai passé, et réussi ! j’ai eu 13,75, il fallait avoir au moins 10 pour être qualifié.

Du coup rebelote pour le concours oral, travaillé toute seule, et très réussi ! J’ai eu 17,5, super note à laquelle je ne m’attendais pas. Mais pas suffisante pour être prise du premier coup. Ils en ont pris 68, et j’étais la 69ème.

Ce matin coup de téléphone, je suis prise !!!! En effet il y a eu des désistements, et donc je suis la première à être repêchée. 

Voilà, je reprend mes études.

Ca ne va pas être facile, ça me fait un peu peur, mais je suis sûre que ça vaut le coup.

Donc au premier septembre, direction l’école d’aide-soignante ! Je reprend le chemin des bancs, avec beaucoup d’émotion il faut l’avouer.

Souhaitez moi bonne chance pour cette année !

mardi, 15 juin 2010

Des news

Je m’excuse pour ce peu d’activité ici, mais j’ai eu d’autres priorités ces derniers mois.

En vrac :

Nous avons passé Pâques chez Jo et Manu, c’était super. Manu et JC ont fait une descente de la mayenne en palmes, chasse aux oeufs 2 fois dans la journée et 3 fois dans le week-end…. Karaoké le samedi soir, aie aie aie….. De très bons moments ensembles.

HIna a eu 6 ans, a invité ses copines à la maison, très bonne après-midi, même si ça n’a pas été évident de tout gérer toute seule avec le bras en écharpe.

Donc ce bras, en fait je suis tombé en rollers en jouant à 1 2 3 soleil avec Hina…. Oui je sais, les rollers c’est pas évident pour ce jeu. mais bon, on fait ce qu’on peut pour leur apprendre, hein. Donc je suis tombée, et j’ai tout ratrapé sur mon bras droit. Le lendemain plus moyen de tendre ni de plier, donc direction médecin, radios etc. Rien de grave, un hématome au beau milieu de mon articulation. Il a fallu du temps, mais c’est rentré dans l’ordre.

Patrice a eu 31 ans, bonne soirée pour fêter ça avec les amis. Petite surprise pour lui, j’avais invité un de ses anciens copains de lycée, qui est passé une petite heure (c’était aussi son anniv) et Patrice était ravi.

Nous avons bien-sûr fêté tous ces anniversaires en famille aussi, avec en plus ceux de Léane et Manu. Encore un très bon moment en famille.

On a acheté un trampoline pour le jardin, les filles s’éclatent !

Eloa a dansé pour son ballet de fin d’année. Bilan mitigé. Elle danse très bien, ça y a rien à redire. Mais salle trop petite, trop chaude, et trop de billets vendus ! Je me suis retrouvée assise par terre avec Hina sur les genoux pendant 2h…. Heureusement le spectacle était beau.

Jaya est toujours une grosse chipie collée à sa maman. Elle aime beaucoup ses deux grandes soeurs qui le lui rendent bien. J’adore les voir ensemble. Elle a un petit caractère bien trempé, parle de mieux en mieux, et apelle toutes ses cousines Léane….

J’ai travaillé pendant 1 mois dans une boulangerie, ça m’a fait un bien fou ! Il en restera un chat de plus à la maison. Petite minette donnée par un client, j’ai pas résisté en la voyant….. Petite Falone est une très bonne chasseuse !

Ce dernier week-end nous sommes monté à Cormeille chez Isa, féter les anniv de l’été. Dans l’ordre : Joelle, Lauréna, Jaya, JC, Maman et Isa. Des gâteux à la chaine, des apéros à la chaine aussi, des enfants partout, et des tontons qui courent les 10 km des foulées royales le dimanche matin.

Et ma super copine Claire a accouché d’un petit bonhomme avec 3 semaines d’avance, un beau petit Zyad, 2k770 et 48cm… Encore bravo ma chérie !

Quelques fleurs s’épanouissent dans le jardin, ça fait du bien au moral, en attendant que le soleil s’installe durablement……

dimanche, 17 janvier 2010

La capitale

Invités par Isa et JC à venir passé le nouvel an chez eux, nous sommes partis en amoureux à Paris le 30 décembre. Bon voyage et bonne journée tous les deux, pendant qu’Isa essayait de survivre à une vilaine gastro…..

Nous avions laissé les 3 fillettes chez mes parents, nous offrant ainsi 3 jours juste pour nous. C’était trop bien. Si on oublie le mal de pieds. Parce que c’est grand Paris…. Donc à refaire, mais avec des baskets !

Nous nous sommes garés à coté de Panthéon.

Ensuite nous sommes descendu vers la Seine, à la recherche de Quasimodo… Parraitrait qu’il hante toujours Notre-Dame, mais on ne l’a pas trouvé.


Le parvis de Notre-Dame…

Ensuite nous nous sommes promené sur l’île de la cité.

Et de là, en passant par les bords de Seine, nous sommes partis rendre visite à la Tour Effeil.

J’avais déjà bien mal au pied… Repos sur un banc aux pieds de la tour.

Et puis il a fallu repartir vers la voiture….. D’après mon téléphone/GPS, il y a 4km. Et bien 4km quand on a mal aux pieds, c’est long !!!!!

On a aussi eu le bonheur de tester Paris aux heures de sorties de bureaux en voiture…. A ne pas refaire !

samedi, 16 janvier 2010

La rage.....

Bon alors des news de moi, depuis 4h du mat les choses ont un peu changé.

J’ai pu redormir un peu, mais pas trop, parce qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses…. Ou alors parce que la douleur n’arrêtait pas de me réveiller….. Bref j’ai dormi un peu. A 6h du mat chéri est venu se coucher, il a essayé d’être discret mais comment dire… J’étais trèèès sensible au niveau du visage donc le moindre mouvement me réveillait. Je suis restée au lit, essayant veinement de me rendormir, d’ignorer les élancements qui venaient de ma machoire. Et puis vers 7h Jaya s’est réveillée, alors je me suis levée. J’ai encore patienté jusqu’à 8h en serrant les dents, et j’ai avalé un propofan, ce que j’ai de plus fort dans la maison…. Sans aucun résultat !

Donc, forte de ma douleur, j’ai pris mon téléphone et j’ai commencé à apeller tous les dentistes de la région. Bon sur Onzain 2 cabinets, avec en tout 5 dentistes…. Sauf que dans le premier y avait la secrétaire mais aucun dentiste, et dans le second pas moyen de les joindre, j’étais en attente tout le temps. Ma dentiste ne consulte pas le week-end, évidement. Bon, alors essayons sur Blois…. Aller, je passe les détails, mais il a bien fallu une dizaine de coups de fils. Entre ceux qui répondent mais ne travaillent pas le week-end, ceux qui vous envoie sur la boite vocale en disant d’apeller tel numéro où on vous donnera le nom du dentiste de garde (mais uniquement les dimanches et les jours fériés, donc aucun interêt) et ceux qui ne répondent pas….. Bref, j’ai fini par décrocher un rendez-vous dans la matinée.

J’y vais, le dentiste me regarde vite fait, me fait faire une radio panoramique (qu’est-ce que je suis belle aux rayons X !) me prescrit des antibios, de l’advil, un bain de bouche et roulez jeunesse ! Bon au passage c’est bien ma dent de sagesse qui fou le bordel, mais il a pas regardé si c’était à cause d’une vilaine carrie, on ne voayit plus la dent tellemnt ça avait gonflé de partout ! Mais rien que la façon dont elle pousse, vers l’extérieur et en arrière, donc vers la joue et l’os du fond de la mâchoire, suffirait à justifier mon état.

Bon, voilà, je prend mes médocs consciencieusement, j’alterne paracétamol et ibuprofène toutes les 3h, et…. J’attend de dégonfler ! 

Bon quand même, ça va mieux, je veux dire niveau douleur. Parce que par contre je ne suis pas présentable. Mais comme on se connait bien, je vais vous montrer la cata.

Ca c’est ce midi….

Et ça c’est cet aprèm, après la sièste médicamenteuse….. Ils me mettent complètement KO les antibios !

Et la surprise du soir…. Voilà ce que j’ai découvert en me mettant en pyjama :

Je suis en train de me transformer en tomate !!! C’est pourtant pas la saison.

Bon pas d’inquiétude, je réagis comme ça dès que j’ai de la température…. Mais quand même, c’est pénible !

rage de dent

4h du mat….

ho non, il a tout disparu mon message !!!!!!

Je racontais donc ma petite vie pitoyable…… surtout à cette heure ci.

Donc, ce sera pas aussi bien fait que mon premier message, mais en substance ça donnait : AIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est moche d’avoir mal aux dents ! J’ai une dent de sagesse qui est pas sage du tout puisqu’elle me fait lever à 3h30 du mat ! elle est pas sage puisqu’elle a poussé n’importe comment, ne permettant pas à ma magnifique mâchoire de l’intégrer au reste de mes magnifiques dents. Je dirais même qu’elle n’est pas sage puisqu’elle joue en permanence à cache cache avec ma gencive, restant à moitié cachée, de peur peut-être de se faire expulser. Mais du coup, elle abrite avec elle monsieur et madame carie, bien à l’abri dans sa cachette de peau…. Et ils ont magnifiquement bossé à en voir mon heure de réveil. C’est moche, hein !!!!!!
Et mon rdv dentiste est seulement jeudi !!!!!!!!!!
Je pense que je vais mourir d’ici là.

Donc, heu comment dire ? Vivement que le jour se lève pour que je puisse aller chercher de l’ibuprofène pour alterner avec le paracétamol, parc que là je suis plus dans les bon écarts entre 2 prises, le dernier remonte à minuit, et heu comment dire…. je suis en train d’en siroter un en vous écrivant. M’en fou, c’est que mon 4ème g depuis ce midi. Et ce midi c’était hier, alors ça compte plus. Nan ?
Ouais, bon ben sur ce, je vais aller tacher de me rendormir un peu, d’autant plus que demain c’est pas la peine de compter sur chéri, il est sorti ce soir et toujours pas rentrer, donc à priori il sera en train de cuver au moins jusqu’à midi….. Ouais ! haut les coeurs !
Bon, aller, je retourne sous la couette, ça commence à faire effet, j’ai moins mal, il faut saisir cette opportunité !

mercredi, 13 janvier 2010

Noel 2009

Le père Noel est passé à Blois, et par le plus grand des hasards il l’a fait à un moment où toute la famille (moins Malika) était réunie !!!!!

Les enfants étaient bien-sûr ravis, et les adultes aussi. Pleins de bons moments, de moments de joie et de bonheur, des moments précieux partagés avec ceux qu’on aime.

Nico s’est chargé de nous régaler pour le réveillon, et c’était très réussi.

Place aux photos :

dimanche, 13 décembre 2009

Déco de Noël

Bon, je recommence mon billet, ça a planté et j’ai tout perdu…

Donc, nous avons fait le sapin le week-end dernier, et cet après-midi c’était un atelier pochoirs. Non pas de vulgaires pochoirs achetés, mais de magnifiques pochoirs confectionnés par nos soins et à usage unique.

Certains ont eu plus de facilités que d’autres, mais les résultats sont supers !

Tout d’abord le sapin :

Maintenant les pochoirs.

Voici un sapin dessiné et poché par Hina, découpé par maman et quelque peu restylisé pendant cette opération.

Un nuage d’étoiles dessinées et découpées par moi, et pochées par Hina.

Les réalisations d’Eloa. Dessin, découpe et pochage ! Ici un bonhomme de neige et un flocon.

Et là un sapin.

Enfin les oeuvres de Patrice. Il s’est inspiré d’exemples trouvés sur le net, et a obtenu un magnifique résultat.

Ici traineau du Père Noël, Père Noël, et bonhomme de neige.

Et un sapin.

Avec tout ça nous sommes parés, il peut passer le gros bonhomme rouge !

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